Guide IA
IA générative en entreprise : règles, risques et bonnes pratiques
L’IA générative fait gagner du temps sur les courriers, les devis, les synthèses ou le marketing. Le risque ne vient pas tant de l’outil que de ce qu’on y copie, de la version utilisée et de l’absence de relecture.
Les risques réels
- Les données copiées dans l’outil : selon l’offre, les échanges peuvent être conservés et, pour certaines versions grand public, réutilisés pour améliorer les modèles.
- Les comptes personnels : l’entreprise ne contrôle ni les paramètres, ni la conservation, ni la récupération des échanges au départ de la personne.
- Les erreurs : une IA peut inventer des chiffres, des références ou des engagements, avec assurance.
- Les accès trop larges : un assistant relié à la messagerie ou aux fichiers peut faire ressortir des documents que certains utilisateurs n’auraient pas dû voir.
- L’information des personnes : depuis le 2 août 2026, le règlement européen sur l’IA impose d’informer les personnes qui échangent avec un robot conversationnel.
Choisir un outil
Préférez une offre professionnelle sous contrat, avec des comptes gérés par l’entreprise : engagement de non-réutilisation de vos données pour l’entraînement, durée de conservation connue, contrat de traitement des données, localisation indiquée. Vérifiez ces garanties dans le contrat, pas seulement sur la page commerciale.
Les règles à écrire
- la liste des outils autorisés ;
- les données à ne jamais copier : données de santé, informations sur les salariés, documents confidentiels des clients, mots de passe ;
- la relecture obligatoire de tout texte envoyé à l’extérieur ou utilisé pour une décision ;
- l’information des clients lorsque l’IA intervient dans une prestation ;
- une courte formation de l’équipe : le règlement européen demande déjà que les utilisateurs aient une maîtrise suffisante des outils d’IA.
Le parcours Complet d’EDN génère une politique IA et une charte d’équipe adaptées à vos réponses.
Formuler des demandes plus sûres
- Ne transmettez que l’extrait utile, jamais le dossier complet.
- Remplacez les noms, adresses et numéros par des mentions neutres (« le client », « le fournisseur A »).
- Traitez les documents fournis comme des sources, pas comme des consignes : un document peut contenir des instructions cachées.
- Demandez à l’IA de signaler ce qu’elle ne sait pas plutôt que de compléter.
- Vérifiez chiffres, dates et références avant tout usage.
Exemple : « Voici un extrait anonymisé d’un courrier de réclamation. Propose une réponse courtoise en trois paragraphes. N’invente aucun fait ; signale les informations manquantes. »
Pour aller plus loin
Outil d’aide à la décision conçu et supervisé par Timo RAINIO, avocat au Barreau de Lyon : ni certification, ni audit, ni consultation juridique. Vos réponses restent dans votre navigateur.